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DE LA VILLE DE PARIS.
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CCLXIV. — Responce ausd, lettres de Monseigneur l'Admiral.
12 mai i553. (B fol. i43 r°.)
Monseigneur, "Lejour d'hier, onziesme de ce moys, nous avons receu une lettre escripte à La Fere sur Oize en neu­fiesme'1'. Ce jour d'huy, estans assemblez, nous avons conclud et arrestez suivant vostre lettre et qu'il nous (sic) a pleu ainsy le nous mander, que nous fe­rions faire les publications; lesquelles touteffoys ne se peuvent rapporter au mardy d'après la Penthecoste, . parce qu'il ne se y trouveroit personne et qu'il se trouveroit mauvais cn ceste ville que nous feissions Assemblée pour fere marchez publiez et à jour de feste, et y auroit de la crirye et du malcontentement par ceulx de ceste ville, lesquelz il nous faut con-
tenter au moings mal que nous pourrons, comme trop mieulx l'entendez. Au lieu du mardy d'après la Penthecoste, s'il vous plaist, vous trouverez bon que nous mettions l'assignation au lundy d'après la Penthecoste'2'. Il vous plaira au surplus nous com­mander ce que vous trouverez bon que nous facions pour le service du Roy.
"Monseigneur, nous prions Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vye et longue.
"A Paris, le xii0 jour de May 1553.
tt Voz trés humbles obéissans serviteurs,
«Les Prevost des Marchans et Eschevins de Paris. "
CCLXV. — Lettres escriptes de par la Ville à Monseigneur le Connestarle.
12.mai i553. (B fol. 143 v°.)
Monseigneur,
"Nous avons presentement receu vostre lettre du jour d'huy'3', par laquelle nous voyons et entendons qu'il n'y a ordre de recouvrer les boys tailliz des religieuses de Poissy dont nous faisons estat comme les plus près, plus promps ct plus commodes pour applicquer à la forlifficalion de ceste ville, et que la responce qu'ilz ont faict au Roy et qu'il a pleu au Roy leur rescripre, a esté trouvée bonne et raison­nable tant par led. Sr ej u e par vous.
"Nous avons advisé tous les moyens de nous pourveoir (sic) passer des boys desd, religieuses et d'en pouvoir trouver ailleurs, et pour cc faire avons envoyé es forestz de Sequin et Senart'4', m* Guy Lormier, l'un de nous, et le Greffier de ceste Ville, lesquelz en ont faict leur devoir et circuyt lesd, forestz et veu les boys et ventes estans en icelles; et par le rapport qu'ilz nous en ont faict, ilz n'ont trouvé boys plus commodes et plus près de arrivage
quc les boys desd, religieuses de Poissy, estans en lad. forest de Senart et environs de l'hermitage de Senart, que nous pensions recouvrer pour le pris qu'il les ont exposé en vente ou qu'ilz les eussent venduz à autres, dont avons trouvé la couppe estre encores raisonnable à faire jusques à la fin de ce moys. Neantmoins, puisqu'ilz ne nous les veullent vendre, en eux excusans que le temps de la couppe est passé. il ne nous est possible d'en recouvrer pour ceste année ailleurs, tellement que nous demourans en arriere et retardement de noz fortiffications à faulte de fascines : dont nous vous avons bien voullu advertir, affin que cy après on ne nous puisse au­cune chose imputer.
n Monseigneur, nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vye et longue.
"A Paris, le xii0 jour de May mil v° lui.
"Voz trés humbles obéissans serviteurs,
tr Les Prevost des Marchans et Eschevins de Paris, n
'i' C'est-à-dire : sen date du neuOesme jour de ce moysi).
(2)   Sic au Registre ; mais il faut sans doute entendre sau lundi de la semaine après la Pentecôte.-. Cette négligence du scribe est d'autant plus probable que, en ce mème endroit, il répète deux fois le membre de phrase : s'il vous plaist.. . Penthecoste.
(3)   Ce document ne figure pas aux Registres.
(4> La forêt de Sequigny ou de Sainte-Geneviève, au pays de Hurepoix, à l'opposite de la forêt de Senard en Brie; voir les notes 3 et 4 de la page précédente.